Vendredi 25 10 2013 - La Voix du Nord

À l’horizon 2015, la clinique Saint-Roch devrait accueillir une unité de douze chambres pour personnes Alzheimer ou maladies apparentées. Un « chaînon manquant » unique dans l’arrondissement qui permettra une prise en charge rapide et transitoire du patient dément.

UPD Cambrai  Le Dr Cliche présente l’unité qui s’étendra sur 400 m2 au 3ème étage de la clinique (projet GPArchitectes).

Le constat est national : la démence de type Alzheimer est la plus fréquente et ne cesse de se répandre. La population est vieillissante, « des seniors arrivent en nombre et il faut s’organiser dès maintenant pour les prendre en soin », explique le docteur Joël Cliche, président de la SAS clinique Saint-Roch. C’est l’objectif de la filière gériatrique du Cambrésis – Catésis dont le projet a été lancé il y a quelques mois pour coordonner de manière optimale les services de santé de l’arrondissement autour des personnes âgées.

Dans ce vaste projet, la clinique Saint-Roch va accueillir à l’horizon 2015, une nouvelle unité de soin des personnes désorientées de type Alzheimer. L’unité cognitivo comportementale de la clinique Saint-Roch de Marchiennes a servi de base à ce nouveau service. « Forte de cette expérience et en réponse à un réel besoin sur le Cambrésis, la filière gériatrique a choisi la clinique de Cambrai pour ouvrir cette Unité pour personnes Alzheimer ou maladies apparentées. »

Les caractéristiques.

Le nouveau service d’environ 400 m2 comptera douze chambres dont une double, au troisième étage de l’établissement. Il accueillera également un promenoir avec des couleurs et une luminosité adaptées, et une salle de restauration – salle commune pour les patients et les proches. C’est une petite unité, sécurisante, qui laisse libre cours à la déambulation tout en assurant le confort et une ambiance protectrice aux résidants.

Quel type de patients ?

Cette nouvelle unité est destinée à accueillir des personnes chez qui on a détecté une démence ou tout au moins une détérioration cognitive et pour lesquelles il faut trouver une solution rapide mais provisoire. Il s’agit de personnes atteintes de troubles psycho-comportementaux, agressivité ou traumatisme entraînant une diminution de leur autonomie. « Mais ce ne sont pas des personnes grabataires. »

Quelle mission ?

Cette unité est en quelque sorte le « chaînon manquant » dans le parcours de soin des personnes désorientées de type Alzheimer. C’est une réponse transitoire, et c’est là son originalité, avant toute décision d’orientation du patient soit vers un retour à domicile, soit vers un établissement spécialisé (de type EHPAD par exemple). Elle permet de dresser un bilan de l’état de santé du patient dément puis de mettre en œuvre un programme de réhabilitation personnalisé, avec l’aide de psychomotricienne, psychologue, ergothérapeute, assistante sociale… afin de lutter contre le handicap physique et la perte d’autonomie ; la déficience cognitive et la désorientation temporo spatiale grâce à des activités de réhabilitation et de stimulation cognitive. Cela consiste en des exercices de marche, d’équilibre, « on va aussi travailler la prévention des chutes (…) Notre gymnase nous offre un espace idéal pour ce type d’exercices ». Il s’agit aussi d’ateliers de cuisine, d’exercices de mémoire, de séances de relaxation… « Ce sont souvent des patients polymédicamentés et la prise en charge notamment par la relaxation permet souvent de réduire voire de supprimer les traitements. » Il faut savoir que dans un établissement comme celui de Marchiennes, les séjours durent en moyenne 23,5 jours (contre 35 l’an dernier).

L’objectif.

Le but de cette prise en charge est bien sûr de permettre aux patients de conserver une autonomie, une estime de soi et une qualité de vie. Mais c’est aussi un moment de répit pour les proches et les aidants qui bénéficient cependant d’un espace d’écoute et d’échange à travers l’unité. Enfin, ce séjour permet de travailler, en commun (patients, familles, soignants), à un projet de sortie viable, sécurisé et stable pour le patient. « Notre objectif est de tout mettre en œuvre pour que la personne réintègre son domicile et retrouve son autonomie. »

Un projet similaire est à l’étude à la clinique Saint-Roch de Denain ainsi qu’un projet d’extension à Marchiennes.

Source : La Voix du Nord /Diane Béthune. 

128, Allée Saint-Roch
B.P. 85 - 59402 CAMBRAI CEDEX
Tél. : 03 27 73 00 00 Fax : 03 27 73 00 99
Mail : sec.direction@clinique-saint-roch.fr

48, Chemin de la Motte
59870 MARCHIENNES
Tél. : 03 27 99 57 57 Fax : 03 27 99 57 99
Mail : sec.direction@clinique-saint-roch.fr

440, rue Pierre Nève
59723 DENAIN
Tél. : 03 27 32 55 55 Fax : 03 27 32 55 99
Mail : sec.direction@clinique-saint-roch.fr