Novembre 2015 - Supplément HORS SERIE Spécial "Bien vieillir chez nous"- L'observateur du Cambrésis

 

La clinique Saint-Roch a fait le pari de jouer collectif en s'associant avec les cliniques de Marchiennes et de Denain. Une expérience, lancée en 2012, qui permet une simplification des protocoles de soins.

Le Docteur Joël Cliche a débuté ses activités de la SAS clinique Saint-Roch le 1er janvier 1991. En bientôt 25 ans, l'établissement est devenu une référence régionale en matière de soins de suite "de réeducation".
A Marchiennes, une unité Cognitivo-Comportementale accueille depuis 2009 des patients désorientés de type Alzheimer et déambulants

L'union fait la force. Voilà une allocution qui pourrait être affichée sur le fronton de la SAS clinique Saint-Roch, implantée sur trois sites : Cambrai, Marchiennes et Denain. Elle développe un modèle commun de prise en soins de la personne âgée polypathlogique dépendante ou à risque de dépendance sur ses trois structures.

La prise en soins rééducative et médicale est identique au sein des trois établissements de la SAS Clinique Saint-Roch. Ce travail se décline en différents leviers :

Une évaluation gériatrique standardisée et réalisée systématiquement pour :

- L'harmonisation des pratiques. 

- Le développement de l'humanisation des soins par le biais de formations de bientraitance

- La mise en place et le développement de consultations d'évaluation gériatrique, de consultations mémoire, de consultations de la chute et de prévention des chutes chez le sujet âgé

Denain clinique saint roch
A Denain, une unité pour personnes désorientées de type Alzheimer ou apparentées sera mise en service en juillet 2016

PRATIQUE

UN NUMÉRO UNIQUE : TEL. 03 27 73 00 50

CONSULTATIONS MÉMOIRE,

CHUTE ET PRÉVENTION DE LA CHUTE

CLINIQUE SAINT-ROCH

128, ALLÉE SAINT-ROCH B.P. 85 - 59400 CAMBRAI

- La formation du personnel à la connaissance et à la pratique gériatrique.

- Le suivi et la coordination de la prise en charge avec les réseaux gériatriques du Douaisis, du Cambrésis, du Valenciennois, et Denaisis , réseaux Méotis, CLIC Entour 'Age, MA IA , EHPAD, SSIAD.

- La définition d'un programme de prévention du vieillissement.

- La prévention de la iatrogénie.

- Le diagnostic de lace des pathologies de la personne âgée (ex: la dénutrition, les troubles cognitifs, les chutes fréquentes, etc.). La hiérarchisation des priorités pour une prise en charge optimum pour la personne âgée, en favorisant l'autonomie et en permettant de développer un programme de prévention de la chute.

- La mise en place des actions ayant trait au développement de la culture gériatrique de l'établissement.

Cette union est un véritable atout. Le pôle gériatrique commun aux trois établissements est en place et opérationnel depuis 2012. li a été progressivement développé et amplifié. La SAS clinique Saint-Roch a pour projet d'ouvrir deux unités pour personnes malades d'Alzheimer à Cambrai et à Denain en 2016. « Avec ce projet, on souhaite affirmer de plus en plus notre position de référence gériatrique. »

Attention à la chute

C'est l'un des soucis de santé majeurs chez les personnes âgées : la chute est une cause de mortalité importante. Pour palier cette problématique, la Clinique Saint-Roch met en place des consultations « prévention et prise en charge de la chute ».

chute

La chute est une problématique de santé importante chez les personnes âgées. C'est une cause de mortalité très importante. 30% des personnes de plus de 65 ans chutent au moins une fois dans l' année. Un chiffre autour des 50% pour les plus de 80 ans. Les risques de décès sont multipliés par quatre l'année qui suit la chute. Face à l'urgence de cette situation, la clinique Saint-Roch met en place des consultations de prévention de la chute. « Il est important d'analyser les facteurs de risques de chute, souligne le Docteur Mazajczyk, et de voir si on peut agir de manière préventive sur ces facteurs de risque. » Plusieurs causes peuvent entraîner une chute : l'environnement, la baisse de la vue, l'état de santé... « La maladie de Parkinson est par exemple un facteur de risque. On ne peut pas forcément agir sur la maladie mais on peut voir si le traitement est bien équilibré. » 

La clinique prend le problème à bras le corps pour agir sur ces facteurs de risque et tenter de réduire les chutes.

LES RISQUES DE DÉCÈS SONT MULTIPLIÉS PAR QUATRE L'ANNÉE QUI SUIT LA CHUTE.

 Après une chute et un col du fémur cassé, on constate 50% de décès dans les deux ans pour des sujets âgés de plus de 85 ans. « On essaye de faire de la gériatrie préventive en travaillant sur la notion de fragilité . On dépiste des personnes qui sont fragiles. La vitesse de marche est un bon indicateur de fragilité. »

Parmi les facteurs de risque les plus importants, on constate également la sur¬consommation de médicaments. « Beaucoup de médicaments ont pour effets secondaires un risque accru de chute.» Au sein des trois établissements, une conciliation médicamenteuse a été mise en place afin de palier la surmédication lors du retour à domicile.

Pour les patients qui sont déjà tombés, la clinique Saint-Roch intervient de la même manière. « Après une chute, on constate un syndrome post-chute. Les gens ont peur de retomber. Il faut intervenir rapidement, afin que la personne retrouve son autonomie et son aisance. Il est également important de sensibiliser les patients ayant déjà chuté afin d'éviter la dépendance et des réhospitalisations. » 

La dénutrition, un problème et des solutions

La dénutrition entraîne souvent une perte d'autonomie chez les personnes âgées. Elle est responsable de complications de santé pour les sujets hospitalisés.

50%

C'est le pourcentage alarmant de personnes âgées dénutries. Avec l'âge, la dénutrition entraîne des complications et une mortalité accrue. Ces deux constats font que la dénutrition des personnes âgées représente un problème majeur de santé publique. Face à ce constat alarmant, la clinique Saint-Roch a mis en place des actions. Le Docteur Mazajczyk nous en dit plus.

Comment se concrétise la dénutrition

chez les sujets âgées ?

Souvent, on constate un déficit pro-téi no-énergétique. On peut être en sur-poids et dénutri. La dénutrition peut être dl à beaucoup de causes, à des problèmes ; de carences alimentaires, sociaux, dentaires, psychologiques, pathologiques...

 Dr David Mazajczyk

Comment sait-on que l'on est dénutri ?

Le problème de dénutrition se dépiste en pesant les gens et calculant l'IMC (indice de masse corporelle) ou en vérifiant la perte de poids sur les derniers mois. Une prise de sang peut également dépister une dénutrition. Celle-ci augmente la durée d'hospitalisation liée à une altération de l'état général qui peut conduire au décès.

Quels sont les risques pour les patients ?

En cas de manque de protéines, le patient perd du muscle et donc de l'autonomie. Cette perte d'autonomie peut conduire à la chute. On préconise une prise en charge très tôt avant que des problèmes importants s'installent. Enrichir les aliments en protéines ou avoir une alimentation adaptée. Il faut manger ce qu'il faut en termes d'apport protéique .À 85 ans, on ne fait plus de régime parce qu'on a un petit peu de cholestérol. On mange et on se fait plaisir.

Comment faire pour lutter contre ce problème de santé ?

Nous proposons une alimentation enrichie et des compléments hyper-protidiques . Ils ne remplacent pas les repas et sont donnés entre les repas. Cela permet des apports en protides importants. Pour les cas particulière¬ment sévères, il existe des techniques de nutrition qui sont purement hospitalières. Les patients bénéficient d'un suivi continu de la part de la diététicienne. 

Qui peux vous aider à intervenir dans ce domaine ?

Les médecins traitants doivent être sensibilisés. Il est important de dépister cette dénutrition chez les sujets âgés. Si la prise en charge à la maison s'avère difficile, il est important d'avoir une prise en charge et une consultation gériatrique. Le dépistage et la prise en charge de la dénutrition concernent la personne âgée, mais aussi son entourage, les aidants familiaux et professionnels et les équipes médicales et paramédicales. 

EN CHIFFRES

EN FRANCE, ON ESTIME QU'ENTRE 300 000 et 400 000 PERSONNES ÂGÉES VIVANT À DOMICILE SONT DÉNUTRIES. 50% DES PERSONNES ÂGÉES HOSPITALISÉES SONT DÉNUTRIES.

 

Des consultations mémoire pour palier les troubles

C'est l'un des grands maux de notre époque : Alzheimer et les maladies de la mémoire.

Elles touchent plus de 900 000 personnes en France.

 

900 000 personnes en France sont atteintes d'une maladie de la mémoire (Alzheimer ou pathologies apparentées). Soit 150 000 nouveaux cas par an. 45% des sujets sont âgés de plus de 85 ans. Depuis 2014, la clinique Saint-Roch a remis en place des consultations mémoire suite à « de vraies demandes et un réel besoin sur le territoire », souligne le Docteur Cliche, à la tête de la Clinique Saint-Roch.

Une difficulté majeure pour les aidants 

La maladie d'Alzheimer est la pathologie démentielle la plus fréquente. Il est important de dépister les troubles de la mémoire précocement, « pour que les personnes soient inscrites dans une filière de soins au sein de laquelle ils pourront s'adresser en cas de difficulté ».

Suite au diagnostic, des traitements peuvent être prescrits. Mais ils ne font pas tout. « Un gériatre réalise une consultation mémoire en collaboration étroite avec un neuropsychologue, qui peut réaliser différents tests. On explique au patient et à sa famille la maladie et quelle peut être son évolution. » Le gériatre est un interlocuteur privilégié.

 

Le dépistage de la maladie :

Chez les personnes âgées, la maladie peut se dépister par des troubles du comportement, des habitudes qui ont changé. L'abandon de certaines activités peut également être un élément pouvant permettre de dépister la maladie. « le trouble de la mémoire s'accompagne de difficultés dans la réalisation de tâches complexes.

Le patient peut par exemple avoir des difficultés à organiser un repas, à utiliser la télécommande de la télévision. »

La prise en charge

La clinique Saint-Roch met un suivi psychologique plus spécifique dans l'accompagnement des personnes souffrant d'un trouble du comportement. Il existe plusieurs thérapies. La clinique met notamment en place un suivi non médicamenteux : la relaxation (salle Snoezelen) ; l'ergothérapie occupationnelle, avec un groupe de stimulation cognitive sur différents thèmes (anniversaires, Noël...) ; un atelier de cuisine thérapeutique ; le bain thérapeutique ; le jardin thérapeutique...

La consultation mémoire

La clinique met en place des consultations mémoire avec des bilans complets incluant des examens cliniques, biologie, IRM et tests mémoire avec un neuropsychologue. « On a des personnes qui prennent rendez-vous parce qu'elles pensent avoir des troubles de la mémoire. »

 

 

45% des sujets atteints d'une maladie de la mémoire ont plus de 85 ans

consultation mémoire

PRATIQUE

La consultation mémoire labellisée développée dans l'établissement permet parfois d'aboutir à une prise en charge en Hôpital de jour avec une prévention de [a chute. Des programmes existent en accord avec le CLIC local permettant de développer au sein de rétablissement 2 fois par semaine, des séances de prise en charge de rééducation et de prévention de la chute..

Modes d'accès à la consultation mémoire :

Le patient, adressé par le médecin traitant, la filière gériatrique, le service hospitalier..., prend rendez-vous auprès du secrétariat de consultation de la Clinique Saint Roch de Cambrai au 03.27.73.00.50. La secrétaire demande au patient d'apporter le dernier bilan biologique effectué, une IRM ou un scanner cérébral si réalisé et le courrier du médecin qui adresse le patient.

 

 

 

 

128, Allée Saint-Roch
B.P. 85 - 59402 CAMBRAI CEDEX
Tél. : 03 27 73 00 00 Fax : 03 27 73 00 99
Mail : sec.direction@clinique-saint-roch.fr

48, Chemin de la Motte
59870 MARCHIENNES
Tél. : 03 27 99 57 57 Fax : 03 27 99 57 99
Mail : sec.direction@clinique-saint-roch.fr

440, rue Pierre Nève
59723 DENAIN
Tél. : 03 27 32 55 55 Fax : 03 27 32 55 99
Mail : sec.direction@clinique-saint-roch.fr