Novembre 2015 - L'observateur du Cambrésis  - publireportage

 

À la Clinique Saint-Roch, une filière spécifique pour la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux aide les patients qui en ont été victimes.

 

La Clinique Saint Roch a développé une filière post-AVC » explique le Docteur Joël Cliche, président de la SAS Clinique Saint Roch.

Comment sont organisées les filières de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux?

Une circulaire, parue en mars 2012 organise la filière régionale de prise en charge des victimes d’AVC. Un comité technique régional pour la prise en charge de cette pathologie et des traumatisés crâniens s'est réuni sous l'égide de l'Agence régionale de santé (ARS). La clinique Saint Roch y représentait l’ensemble des établissements privés de la région.

 

Quels établissements y sont affiliés?

Les établissements publics et privés y participent. Pour ce qui nous concerne, nous travaillons en filière avec l’unité neuro vasculaire de Valenciennes, de Lens et des centres hospitaliers de Douai et de Cambrai.

 

Grâce à la mise en place du télé AVC, la prise en charge neurologique peut être coordonnée là où les neurologues peuvent manquer.

Dr joël cliche, président

 

Et concrètement ?

Imaginons : vous vivez dans le Cambrésis. Soudain, vous êtes pris d'une migraine importante, d’une difficulté de langage, d’une paralysie d’un membre… Ces signes doivent évoquer l’accident vasculaire cérébral. Le réflexe: composez le 15 dites que vous pensez avoir un accident vasculaire cérébral.

Que se passe-t-il alors?

Une prise en charge chronométrée, adaptée, et bien huilée se met en route. L'urgentiste de garde vous reçoit et par le réseau du télé AVC entre en contact avec l’équipe spécialisée d’une unité neuro vasculaire, à laquelle est affiliée son service. La vidéo de l’examen clinique ainsi que l’imagerie cérébrale par IRM, effectuées sur place, sont transmises et interprétées en temps réel par cette équipe spécialisée. Une discussion collégiale est alors menée pour le diagnostic, le traitement et les étapes de la prise en charge.

Et ensuite ?

En fonction du type d’AVC, les traitements varient. Dans la situation de l’accident vasculaire ischémique (une artère est bouchée), il peut être proposé une thrombolyse, c’est-à-dire l’injection d’un produit pour dissoudre le caillot de sang. Toutefois, ce traitement nécessite d’intervenir dans les trois heures qui suivent l’apparition des premiers symptômes. Une fois le bilan hospitalier réalisé et la situation stabilisée, le patient est confié à un service de soins de suite spécialisés neurologiques dans la semaine qui suit. C’est là que nous intervenons.

Quels sont les établissements habilités à mener une rééducation post AVC dans notre région ?

Deux établissements sont habilités par l'Agence régionale de santé dans le bassin de vie du Hainaut-Cambrésis : l'hôpital de Saint-Amand les-Eaux et la Clinique Saint-Roch de Cambrai. La rééducation fonctionnelle débute en hospitalisation complète pour se faire ensuite en hospitalisation de jour. Après le retour à la maison, des consultations de suivi sont proposées aux personnes qui ont subi un AVC.

Comment la clinique met en place le projet de soin du patient ?

Un membre de l’équipe de rééducation fonctionnelle se rend chaque semaine à l'hôpital de Cambrai pour prendre connaissance des patients susceptibles de bénéficier d'une prise en charge rapide de rééducation. La bonne collaboration avec le centre hospitalier permet de raccourcir les délais de prise en charge en rééducation. Cette précocité d’intervention augmente les chances de récupération du patient. Il est ensuite confié à l’équipe pluridisciplinaire de la clinique.

Comment évolue la prise en charge ?

Les autorités de santé publique ont pris conscience de l’importance du suivi à long terme des patients victimes d’AVC au-delà du retour à domicile. Une circulaire ministérielle du 3 août 2015 structure les modalités de ce suivi. La clinique Saint Roch a intégré depuis longtemps cette notion. Une consultation pluridisciplinaire de suivi post AVC sera officiellement ouverte le 1er janvier 2016.

Quels sont les équipements de votre service de rééducation ?

En dehors du matériel habituel classique de rééducation, le plateau technique de rééducation s’est enrichi par l’acquisition de moyens technologiques innovants :

- un exosquelette Lokomat ou matériel d'assistance robotisée à la marche a été acquis depuis plus d’un an,

- une plateforme d’équilibre pour le bilan et la rééducation des troubles de l’équilibre, le diagnostic des causes de la chute et de leur prévention,

- l’Armeo power ou assistant robotisée à l’appréhension permet quant à lui de rééduquer les fonctions du membre supérieur.

Quels autres projets la Clinique Saint Roch va-t-elle mener dans les mois à venir ?

Nous allons ouvrir une unité pour personnes âgées désorientées de type Alzheimer ou maladies apparentées. La première est à Marchiennes, la seconde est sur Denain où nous espérons proposer entre 12 et 14 lits en juillet 2016. Quant à Cambrai, au 1er décembre, nous allons pouvoir mettre à disposition pour le secteur Cambrésis-Catésis, une unité de 12 lits qui sera opérationnelle immédiatement en attendant une unité en cours de construction de 12 lits en service pour juillet 2016. Soit 40 lits que sur les trois sites, avec une spécificité: un savoir-faire commun.

Une équipe pluridisciplinaire pour une pathologie pluri-symptomatique

La clinique Saint-Roch dispose d'une équipe pluridisciplinaire pour le service de soins de suite spécialisés neurologiques et orthopédiques traumatologiques. Nous avons rencontré trois de ses membres : les docteurs Hervé Carlier et Fatima Mouro, médecins de médecine physique et de réadaptation (MPR) et ainsi que Bernard Hérent, cadre de santé et kinésithérapeute.

« La Clinique Saint Roch dispose d’un atout : nous y retrouvons toutes les disciplines utiles à la rééducation des séquelles de l’AVC ce qui permet d’optimiser les chances de récupération et de réinsertion des patients », souligne avant tout Dr Mouro. « Cette pathologie est pluri-symptomatique : l'AVC altère plusieurs fonctions chez la personne : la motricité, la sensibilité, l’équilibre, la marche, le langage, le psychisme, la personnalité, etc. », poursuit le médecin.

En effet, cet accident est une atteinte du cerveau qui touche la personne dans sa globalité. « Même si l'on a parfois tendance à se limiter à l'atteinte motrice, car elle se voit, il n'y a pas que ça», rappelle Hervé Carlier, coordonnateur du service de Soins de suite spécialisés des affections du système nerveux. Il peut également y avoir des symptômes moins visibles comme ceux qui concernent la déglutition, la sensibilité…« Des gens perdent la perception de leur corps, ont des troubles visuels avec une amputation de leur champ visuel…», précise le médecin de médecine physique. L’AVC altère l’intégrité physique de la personne mais également sa dimension sociofamiliale.

Répondre à toutes les déficiences

Un patient peut présenter toute ou partie de ces symptômes. « L'avantage de l'équipe pluridisciplinaire, note le cadre de santé, c'est que l'on peut répondre à toutes les déficiences. C'est-à-dire qu'à la clinique, nous avons le kinésithérapeute, l'ergothérapeute, la psychomotricienne, la neuropsychologue, etc. »

Pour savoir, quel spécialiste doit suivre le patient, un bilan est réalisé à son arrivée. Le médecin oriente alors les soins et chaque discipline réalise un bilan affiné des déficiences, des situations de handicap. « Le bilan social peut être légèrement différé, mais il doit intervenir rapidement », recommande le médecin. Des réunions faisant intervenir tous les soignants du patient ont lieu à intervalles réguliers et permettre de mettre à jour le projet de soin en fonction de l’évolution. « La rééducation, c'est tenter la récupération la plus complète possible. Lorsqu’elle est incomplète ou absente, commence alors l’étape de réadaptation et de compensation des situations de handicaps.»

 


 

   exosquelettes

Le département robotique de la clinique comporte le Lokomat pour le membre inférieur, et l’Armeo Power pour le membre supérieur. Le but de ces technologies est de reproduire artificiellement un mouvement perdu. La répétition permet de stimuler la neuroplasticité cérébrale. Ainsi, de nouvelles connexions neuronales se forment. «On reprogramme les cellules saines à proximité de la zone du cerveau lésée par l’accident vasculaire cérébral. » Le cerveau a des capacités de récupération par la formation de nouvelles connexions neuronales. « Il est en mesure d'apprendre en permanence mais cela demande une participation active de la part du patient.»

Il doit investir mentalement le mouvement qu’il est en train de réaliser avec l’exosquelette. penser au mouvement qu’il est en train de tenter de réaliser. 

Le robot ne remplace pas le kinésithérapeute

« En aucun cas, la robotique ne remplace le kinésithérapeute. C'est une aide car l’exosquelette reproduit le mouvement de marche de manière répétitive que le kinésithérapeute ne peut faire manuellement. » Le principe thérapeutique repose à la fois sur la répétition du mouvement et par l’effet feed-back, ou retour d’informations. Le patient visualise sur un écran le mouvement qu’imprime le Lokomat à ses membres inférieurs.

Une chance pour notre secteur sanitaire

C’est une chance pour notre secteur sanitaire que d’avoir cet appareil coûteux et performant, accessible à tous.Cet appareil complexe nécessite une équipe formée à son utilisation et une prise en charge adaptée pour proposer un programme personnalisé au profil du patient. Seuls quelques centres en France s’en sont dotés. Des possibilités apparaissent dans la prise en charge d’autres affections neurologiques chroniques invalidantes…

  Une filière post AVC, bientôt à la clinique

    La toxine botulique, option thérapeutique de la spasticité (contractures musculaires liées à l’AVC)

D’ici peu, la clinique Saint-Roch va mettre en place le suivi post-AVC. En effet, sur le long terme, les situations de handicap du patient peuvent s’aggraver du fait de facteurs divers et variés. Altération de l’état de santé, événement social, familial intercurrent peuvent compromettre l’équilibre de vie du patient, son maintien à domicile… Il faut alors réévaluer la situation du patient au cours d’une consultation pluridisciplinaire. La consultation post-avc permet de réévaluer et de proposer une nouvelle prise en charge de réadaptation en centre selon les nouveaux besoins du patient soit en hospitalisation complète soit en hôpital de jour.

« Les troubles du tonus musculaires sont fréquents dans les suites de l’AVC; ils peuvent entraîner à terme des déformations articulaires et altérer progressivement une fonction pourtant restaurée » explique le Docteur Mouro, formée aux injections de toxine botulique. La clinique proposera cette prise en charge prochainement. La toxine est un produit paralysant mais de façon transitoire. « Elle est injectée dans un muscle ou groupe musculaire dont le tonus exagéré gêne le mouvement. » Cette option thérapeutique est une modalité de traitement de la spasticité parmi d’autres qu’elles soient médicamenteuses ou chirurgicales. Une démarche diagnostique consensuelle est nécessaire. dr mouro

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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