Vendredi 16.04.2010 - La Voix du Nord

RENCONTRE

Le 23 avril, Joël Cliche fêtera les vingt ans de la clinique et lancera les travaux du gymnase.Vingt ans que la clinique Saint-Roch fait partie du paysage cambrésien. En deux décennies, l'établissement s'est imposé dans le Cambrésis et fait aujourd'hui figure d'incontournable en matière de soins gériatriques et de rééducation fonctionnelle. Le docteur Joël Cliche, président de la SAS Saint-Roch, porte cet établissement depuis ses origines. Portrait. PAR CÉCILE LEGRAND-STEELAND

 

«Ce n'est plus un bureau de président, c'est un stand de Bâtimat !» Joël Cliche en convient volontiers : il a toujours été curieux. Et devient vite intarissable lorsqu'il s'agit de parler du futur gymnase rééducatif. Une construction (pour un coût, subventionné en partie par l'ADEME et le FEDER, de 9 millions d'euros) et qui répondra aux normes haute qualité environnementale et basse consommation. Aux quatre coins de son grand bureau sont rangés des documents techniques, des échantillons de matériaux... Joël Cliche ne cesse d'aller et venir. «Je vous ai parlé des bardages ?», disparaît derrière une porte, «ça c'est du linoléum biodégradable», revient, «tenez, touchez : ce bois, c'est du robinier. Réputé pour sa solidité. On s'en sert pour soutenir les vignes.» Un enthousiasme proche de l'hyperactivité. C'est sans doute pour cela que son curriculum vitae fait deux pages et que l'on a cessé de compter ses différentes casquettes (président fondateur de l'association pour le développement des soins palliatifs dans le Cambrésis, administrateur du syndicat des cliniques privées Nord - Pas-de-Calais, etc.). D'ailleurs lorsqu'il en parle, Joël Cliche commence bien souvent par «je m'ennuyais un peu alors...» À prendre au second degré, bien sûr.

L'homme déborde d'idées pour rendre plus agréable le séjour des patients à la clinique. Dernière en date : exposer des oeuvres d'art dans les couloirs, le hall, et présenter une vitrine consacrée aux expositions temporaires. «Je pars du principe que d'aller au musée rebute beaucoup de gens simples. Mais il n'y a pas de raisons qu'ils ne s'intéressent pas à l'art.» Les oeuvres originales appartiennent toutes à la clinique. Ni plus ni moins que des «placements financiers» rapidement mobilisables.

Les patients pourront notamment admirer un tableau de Mahjoub Ben Bella, un autre d'Antoine-François Saint-Aubert, quatre oeuvres de Guy de Lussigny et deux statues en bois de saint Roch. Joël Cliche en est sûr : le cadre dans lequel se trouve le patient joue sur son bien-être. Dans cette lignée, un jardin japonais sera aménagé entre le bâtiment existant et l'extension. «L'idée est d'apporter un apaisement». Lorsqu'il regarde en arrière, l'ancien médecin généraliste qui avait commencé sa carrière à Escaudoeuvres en 1975 se félicite surtout de «ne pas (s)'être endormi sur (ses) lauriers». Aujourd'hui, la SAS clinique Saint-Roch possède trois établissements : un à Cambrai, un à Marchiennes, un à Denain. Deux cent cinquante salariés au total. Alors oui, Joël Cliche sait qu'il est rigoureux. «Je le suis pour moi-même comme je le suis dans mon métier. Ça ne plaît pas toujours. Mais les dossiers que nous présentons doivent être sans fautes».

Performance

À Saint-Roch, on est fier de rappeler que « Le Figaro Magazine » a classé l'an dernier la clinique parmi les vingt meilleures de France. L'établissement de Marchiennes arrive en 12e position, juste devant celui de Cambrai, en 13e position, sur les 410 établissements de soins de suite de France.

Source: La voix du Nord